Actu Startups MondeFil Actu Monde

Mexique et Canada ouvrent leurs portes aux talents de la Silicon Valley

 

Le message « America First » du président Donald Trump rend l’installation de jeunes étrangers plus difficile aux Etats-Unis. Les deux pays frontaliers profitent de ce changement de donne.

Longtemps, les aspirations de Guadalajara (Etat de ­Jalisco au Mexique) à devenir la « Silicon Valley » de l’Amérique latine ont fait ­sourire. Mais l’« America first » de Donald Trump est en train de changer la donne. Les visas de travail H1B censés permettre aux jeunes étrangers de travailler dans les start-up californiennes sont plus difficiles à obtenir. Alors que l’administration Trump se ferme, les pays voisins s’ouvrent. « Maintenant, les décideurs nous écoutent », s’amuse John Tory, le maire de ­Toronto, venu vanter les mérites de sa ville à New York.

Au Canada, le permis de travail de deux ans est accordé en moins de deux semaines

Mexicains et Canadiens ont de solides arguments. « Le permis de travail de quatre ans s’obtient très facilement », assure Cindy Blanco, directrice de Startupgdl.com, l’association qui pousse au développement de la « Silicon Valley » de Jalisco. Et d’ajouter : « Nous serions ravis d’accueillir les dreamers. » Il s’agit des Latinos arrivés jeunes enfants aux Etats-Unis et qui, bien qu’intégrés, restent illégaux aux yeux du gouvernement américain et ne sont pas certains de pouvoir rester. Le Congrès n’a pas encore légiféré. « Les dreamers sont bilingues, nous voulons les adopter », affirme Mme Blanco.

Au Canada, un visa créé en juin 2017 ouvre en grand les portes du pays. Le permis de travail de deux ans est accordé en moins de deux semaines, promettent les autorités locales. Et il n’y a aucune limite au nombre de postulants. Toby Lennox, le président de l’agence Toronto Global, dresse un portrait « stable et progressiste » de la métropole : 51 % de ses habitants sont nés à l’étranger, 90 000 immigrants arrivent chaque année. Le mariage homosexuel est légal, tout comme le recours à l’avortement ou l’usage de la marijuana.

Le Monde | Par Caroline Talbot (New York, correspondance)

Tags

Related Articles

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close